vendredi 21 mai 2010

Au nom du père … et de la mère

Même lorsqu’elle tombe au moment où on ne l’attend pas, une campagne électorale peut aussi être l’occasion de mettre en relief des enjeux oubliés, des questions orphelines. Je souhaite ainsi évoquer ici une problématique tout à fait ordinaire et pourtant si essentielle : la transmission du nom.

La transmission du nom de famille est un acte à haute portée, tant pratique que symbolique. Elle peut blesser. Elle peut rassembler. Elle reste pourtant gouvernée, dans notre pays, par des règles d’un autre siècle, qui se sont maintenues, sans faire de bruit, par la force de l’habitude, à contre-sens du principe de la plus élémentaire égalité entre homme et femme.

Il conviendra tôt ou tard de revoir la législation, de manière à rendre également visible le rôle des deux parents dans la transmission de la vie. C’est une question d’égalité entre homme et femme, entre père et mère, mais aussi une question de reconnaissance ou encore de visibilité du lien social.
Il sera utile, à mon sens, de définir une formule pragmatique permettant d’avancer sans tarder en la matière, par exemple en prenant comme règle générale pour tous les enfants le nom de leurs deux parents, dans l’ordre masculin-féminin, et, pour la génération suivante, de prendre le premier nom de chaque parent. Il y a bien sûr des voies possibles pour un système encore plus encore égalitaire, mais comme souvent, le mieux est l’ennemi du bien…

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