vendredi 1 mai 2009

Les petits ne peuvent pas payer encore une fois pour les grands

Comme une tradition qui s'installe peu à peu, nous avons à nouveau participé cette année au 1er mai syndical organisé par la FGTB à la Maison Genot, avec Georges Gilkinet, Emily Hoyos, Hugues Doumont et Philippe Defeyt.

La crise dans laquelle notre société est plongée était évidemment au coeur des échanges.
Après nous avoir accueilli non sans chaleur, le maître de cérémonies, Jean-Marie Flamey, a notamment appelé à la construction d'un nouveau projet de société.
Anne Demelenne a largement détaillé les contours de ce projet. Elle a ainsi insisté sur la peur qui anime aujourd'hui les travailleurs dans ce contexte de crise, mais aussi sur leur colère de voir qu'ils sont aujourd'hui tenus de payer, par la perte de leur emploi ou par l'intervention de l'Etat dans le système financier, pour des fautes qui ont été commises par d'autres, spéculateurs, financiers, patrons de multinationales. Elle a également rappelé les injustices qui dominent le système actuel, avant de pointer les revenus qui participent beaucoup trop peu au financement de la solidarité et des services publics (revenus cachés dans les paradis fiscaux, plus-values boursières, ...). Ce sont prioritairement ces revenus qui doivent à présent être mis à contribution.

Ecolo prolongera naturellement à son niveau ce combat pour une société + juste. Tel est du reste le sens de notre participation, en soutien pour un certain nombre de valeurs et de propositions communes.
Cela commencera d'ailleurs dès ce lundi à la Chambre, où la commission d'enquête sur la fraude fiscale concluera ses travaux. Nous espérons bien pouvoir concrétiser une série de recommandations permettant de refinancer les politiques publiques en faisant contribuer les passagers clandestins de notre société que sont les grands fraudeurs. Le contexte de crise contraint le pouvoir politique à réussir.

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