Nous sommes aujourd’hui encore plus qu’hier au carrefour de toutes les crises. Nous sommes aussi, comme le Congrès d’Ecolo tenu ce dimanche à Charleroi a voulu l’illustrer, au carrefour des solutions.
En effet, la crise n’est pas seulement une crise financière ou économique. Cette crise est aussi une crise sociale : la pauvreté grandit puisque près d’un Wallon sur 6 vit en-dessous du seuil de pauvreté, malgré la sécurité sociale (travail intérimaire, exclusion du chômage, …) tandis que les écarts de revenus s’accroissent (spéculateurs, parachute doré, …).
Cette crise est également une crise environnementale et énergétique et le dérèglement climatique est le défi le plus important pour notre civilisation.
Il ne faut donc pas simplement relancer la machine dans la même direction, mais changer de cap et redéployer notre économie de manière durable, pour sortir de la logique de maximiser le profit à court terme, pour mieux respecter les personnes, pour anticiper la révolution climatique et la raréfaction des ressources finies.
Bien sûr, cela passe par une remise à plat du système financier. L’Etat n’a pas mis 20 milliards € dans les banques pour qu’elles laissent tomber l’économie wallonne. Il faut donc notamment lutter contre la fraude fiscale et chasser les paradis fiscaux, interdire des produits toxiques et entraver la spéculation.
Cela passe surtout par une relance verte, une modernisation écologique de l’économie, afin d’investir dans les secteurs d’avenir de l’économie verte, créer des milliers d’emplois durables et répondre au défi climatique et au défi écologique.
Il faut donc une impulsion majeure, avec des budgets et des objectifs chiffrés, et pas seulement quelques promesses préélectorales.
Partout, les choses bougent. Aujourd’hui, en Allemagne, 350 000 personnes travaillent dans les économies d’énergie et énergies renouvelables , tandis que les transports en commun génèrent à eux seuls plus d’emplois que le secteur automobile !
Des entrepreneurs de chez nous ont commencé à se lancer. Il faut plus et mieux les soutenir.
Nous portons ce projet de longue date mais sommes aujourd’hui rejoints par le président américain Barack Obama ou le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, mais aussi par les acteurs patronaux et syndicaux ou encore certains milieux scientifiques. Tout le monde le dit : la sortie de crise passera par une relance écologique ; l’écologie est l’avenir de l’économie !